Pamphile, Marseillais, capitaine au long cours et homme d'affaires avisé.
Deux histoires parallèles, celle des animaux et celle des hommes ; deux temps, deux lieux, Paris et le cercle d'amis artistes, les aventures du Capitaine à travers les mers et les continents. Le lien : l'histoire de Jacques, le singe, et comment il arriva entre les mains du personnage principal.
Leçons de politique, de morale et de vie par allégories animalières ou exotiques...
La gloutonnerie du singe tue la chatte Michette qui ne s'alimente plus, et donc ne le réchauffe plus, Jacques manque de mourir de froid, sa queue en reste gelée.
Le périple du Capitaine pendant les deux années nécessaires à la constitution de sa "commande" de dents d'éléphant va donner lieu à de nombreuses transactions tout aussi équilibrées. Le prix des défenses est acquis sur le bateau chargé d'eau-de-vie en route pour les Amériques (transport dont il avait eu connaissance lors de son passage parmi les notables d'Orléans (?), dont le vendeur de ces pipes...
De retour en Afrique (rivière Orange), Pamphile réalise que les tribus se sont fait la guerre pendant son absence et que la commande n'est pas prête : le chef de l'une des deux tribus ayant été tué, Pamphile propose un nouveau deal au nouveau chef, sans mentionner le prix proposé pour la première transaction ; Pamphile va aider cette tribu à lutter contre l'autre, en échange de quoi, il obtiendra la remise des prisonniers, qu'il vendra comme esclaves (ces prisonniers sont parqués dans une espèce de hangar pdt 3 jours, une grande partie meurt, les restants sont donc les plus forts ; sur le bateau, calculs pour le meilleur entreposage des corps grâce à l science du charpentier : remarques ironiques sur les qualités du corps humains, comme la souplesse, la répartition des membres, bien utiles pour le gain de place)
Retrouvailles de Pamphile et du chef indien, Huron chasseur de baleine devenu maître d'un territoire en Amérique centrale. Grande arnaque organisée par Pamphile (avec l'aide de son cuisinier double-Bouche, et de son médecin) : ils se présentent en Angleterre déguisés en consul et représentant du territoire lointain, présenté comme un eldorado ; ils montent un emprunt de 12 millions et additionnent les sommes versées contre privilèges et droits d'exclusivité payés par des artisans attirés par la faveur et les marchés espérés avec le roi de ce pays... départ soudain des diplomates ; expédition des Anglais pour s'installer dans ce pays de rêve ; réalité dans sa simplicité... Seul exigence du banquier (juif) pour la constitution de l'emprunt : que les dirigeants du pays élaborent une constitution : rapport entre démocratie et capitalisme : les richesses nationales appartiennent à l'Etat, pas au monarque... sur le papier...
Anecdotes : rébellion des marins quand Pamphile refuse de distribuer plus de morue à l'équipage, renversement subséquent de Pamphile par Policar, qui jette le capitaine à l'eau, lequel, bon nageur, se retrouve sur le dos d'une baleine capturée par des Hurons ; parallélisme des situations et des formes : remonté sur la Roxelane, Pamphile profite de l'inattention de Policar pour procéder à la même manœuvre, mais alors que Pamphile regardait une étoile lorsqu'il fut pris par surprise, Policar fixait un requin affamé dans le sillage du navire...
PS : Dumas, fils d'un général, petit-fils d'une esclave noire. Nègre : Auguste Maquet, littérature comme industrie, engagements de production, partenariat d'écriture, d'où non-respect des engagements, et litiges avec les éditeurs et Maquet
lundi 20 avril 2009
mardi 14 avril 2009
La Vie est un songe - Calderon (Pedro C. de la Barca) - XVIIe siècle
Pologne : le roi Basilio a un fils Sigismond dont une prédiction a dit qu'il serait le meurtrier de son père et un tyran terrible. Le roi décide d'enfermer S dans une geôle dès sa naissance, laissant seul Clotaldo l'éduquer par la lecture des classiques.
Voulant croire que la prédiction était fausse, B relâche S en espérant que celui-ci soit raisonnable.
Avant de le libérer, il lui fait boire un opium qui l'endort jusqu'à son installation sur le trône.
Dès le départ, B instille et fait diffuser par d'autres le doute dans l'esprit de S, en lui faisant croire que ce qu'il vit, sa nouvelle expérience de liberté n'est peut-être qu'un rêve, et que tout pourrait bien s'achever aussi vite et soudainement que c'est apparu.
Très vite, S se révèle cruel et tyrannique : il jette dans le vide un serviteur et s'apprête à tuer Clotaldo (?), que Astolfo parvient à sauver de justesse. S rencontre Rosaura (la fille de clotaldo, ce qu'elle ne sait pas ; elle se fait alors passer pour la fidèle d'Estrella), dont il tombe amoureux.
Effrayé par la folie vengeresse et capricieuse de S, B le fait à nouveau droguer et ramener dans sa geôle. Revenu à ses esprits dans la geôle qu'il redécouvre, il se fait entendre dire que ce qu'il dit avoir vécu était un rêve.
Mais..
S retrouve Rosaura, ses sens lui font comprendre que ce qu'il a vécu était plus réel qu'un rêve. Roasaura le conforte dans cette opinion.
Ne pouvant compter sur s, B se donne pour successeur Astolfo, prince de Moscovie.
Des soldats désapprouvant cette décision, viennent chercher S dans sa geôle pour le libérer et l'installer sur le trône en place d'un étranger, pour le respect des règles de dévolution du pouvoir et de l'intégrité de la Pologne.
S'ensuit des affrontements entre partisans de S et fidèles de B.
S prend le dessus sur B. B se rend à S et offre sa tête à son fils, dans le respect de la prédiction.
Mais s a mûri et réfléchi sur son sort : certain que la vie n'offre que des réjouissances passagères sans que l'on puisse contrer le sort, il en a tiré la leçon que dans la vie réelle ou le rêve, ce qui importe, c'est d'agir selon le bien.
Il décide donc d'épargner son père, de faire marier Estrella et Astolfo (Clotaldo a révélé que Roasaura était sa fille) et de s'unir à Rosaura.
Prométhée : enchaîné par son père pour se prémunir de la prédiciton ; insolence, irrespect, force, haine du fils qui se sent injustement rejeté
Platon : mythe de la caverne : cheminement de l'illusion à la vérité, le bien comme fin de toute action, la modération comme mode d'exercice du pouvoir
Révolution (?) : S (= peuple ?), force brute sous les fers, une fois déliée se déchaîne sans mesure sûre de son bon droit (réparer l'injustice à lui faite sous la domination), la répression du pouvoir ramène cette force sous la chaîne, un autre pouvoir la libère au nom de la légitimité (et du nationalisme, de la xénophobie peut-être — mais la Moscovie n'a-t-elle pas fait souffrir ala Pologne dans des temps plus anciens ?) ; nouveaux affrontements, cette fois, la force, instruite de son premier échec, s'assagit et offre le compromis pour l'exercice et la répartition du pouvoir
Pascal : 1e méditation
Borges
Erasme : folie
Marivaux, Beaumarchais : les intrigues amoureuses, le pouvoir des parents,l les jeux de l'honneur, les tromperies / Clarin, serviteur de Rosaura, Figaro, Scapin, voix spontanée et imprudente d'une évidence populaire sans formes ni précaution (Clarin-clairon) à force de dire les choses qu'ils pensent, les choses comme elles sont, bref, la vérité Clarin en devient un danger pour le pouvoir qui veut dissimuler certains actes et faits, il devient donc un danger pour lui-même
Voulant croire que la prédiction était fausse, B relâche S en espérant que celui-ci soit raisonnable.
Avant de le libérer, il lui fait boire un opium qui l'endort jusqu'à son installation sur le trône.
Dès le départ, B instille et fait diffuser par d'autres le doute dans l'esprit de S, en lui faisant croire que ce qu'il vit, sa nouvelle expérience de liberté n'est peut-être qu'un rêve, et que tout pourrait bien s'achever aussi vite et soudainement que c'est apparu.
Très vite, S se révèle cruel et tyrannique : il jette dans le vide un serviteur et s'apprête à tuer Clotaldo (?), que Astolfo parvient à sauver de justesse. S rencontre Rosaura (la fille de clotaldo, ce qu'elle ne sait pas ; elle se fait alors passer pour la fidèle d'Estrella), dont il tombe amoureux.
Effrayé par la folie vengeresse et capricieuse de S, B le fait à nouveau droguer et ramener dans sa geôle. Revenu à ses esprits dans la geôle qu'il redécouvre, il se fait entendre dire que ce qu'il dit avoir vécu était un rêve.
Mais..
S retrouve Rosaura, ses sens lui font comprendre que ce qu'il a vécu était plus réel qu'un rêve. Roasaura le conforte dans cette opinion.
Ne pouvant compter sur s, B se donne pour successeur Astolfo, prince de Moscovie.
Des soldats désapprouvant cette décision, viennent chercher S dans sa geôle pour le libérer et l'installer sur le trône en place d'un étranger, pour le respect des règles de dévolution du pouvoir et de l'intégrité de la Pologne.
S'ensuit des affrontements entre partisans de S et fidèles de B.
S prend le dessus sur B. B se rend à S et offre sa tête à son fils, dans le respect de la prédiction.
Mais s a mûri et réfléchi sur son sort : certain que la vie n'offre que des réjouissances passagères sans que l'on puisse contrer le sort, il en a tiré la leçon que dans la vie réelle ou le rêve, ce qui importe, c'est d'agir selon le bien.
Il décide donc d'épargner son père, de faire marier Estrella et Astolfo (Clotaldo a révélé que Roasaura était sa fille) et de s'unir à Rosaura.
Prométhée : enchaîné par son père pour se prémunir de la prédiciton ; insolence, irrespect, force, haine du fils qui se sent injustement rejeté
Platon : mythe de la caverne : cheminement de l'illusion à la vérité, le bien comme fin de toute action, la modération comme mode d'exercice du pouvoir
Révolution (?) : S (= peuple ?), force brute sous les fers, une fois déliée se déchaîne sans mesure sûre de son bon droit (réparer l'injustice à lui faite sous la domination), la répression du pouvoir ramène cette force sous la chaîne, un autre pouvoir la libère au nom de la légitimité (et du nationalisme, de la xénophobie peut-être — mais la Moscovie n'a-t-elle pas fait souffrir ala Pologne dans des temps plus anciens ?) ; nouveaux affrontements, cette fois, la force, instruite de son premier échec, s'assagit et offre le compromis pour l'exercice et la répartition du pouvoir
Pascal : 1e méditation
Borges
Erasme : folie
Marivaux, Beaumarchais : les intrigues amoureuses, le pouvoir des parents,l les jeux de l'honneur, les tromperies / Clarin, serviteur de Rosaura, Figaro, Scapin, voix spontanée et imprudente d'une évidence populaire sans formes ni précaution (Clarin-clairon) à force de dire les choses qu'ils pensent, les choses comme elles sont, bref, la vérité Clarin en devient un danger pour le pouvoir qui veut dissimuler certains actes et faits, il devient donc un danger pour lui-même
lundi 13 avril 2009
Histoire de l'infamie - Jorge Luis Borges
Histoires édifiantes de personnages infames, indignes, pleutres, imposteurs, cruels, sanguinaires, mesquins, souvent châtiés par un sort implacable, sans pitié, définitif.
A retenir : histoire des gangs de New York (Swamp Angels) ; le veuve pirate ; histoire de l'ingratitude du doyen de Santiago à l'égard de don Illan de Tolède le magicien (craignant son ingratitude, le magicien lui fait croire pendant un voyage spatio-temporel qu'il passe progressivement de doyen à pape et lui demande à chaque fois un geste pour son fils, geste qu'il refus systématiquement : fin du voyage : don Illan fait rôtir les cailles qu'i avait demandé à sa domestique de lui préparer au début du voyage immobile) ; histoire du voyageur parti chercher un trésor dans une ville, amené face au roi de cette ville qui lui demande la raison de sa présence dans cette ville, à sa réponse, le roi dit en se moquant de lui que lui-même rêve qu'un trésor se trouve dans un endroit de la ville d'où vient le voyageur mais que ce n'est pas pour autant que le roi croit en ce rêve et part à la recherche de ce trésor — de retour dans sa ville, le voyageur découvre le trésor et devient riche)
Les sources
samedi 11 avril 2009
Mémoire de mes putains tristes - Gabriel Garcia Marquez
A l'aube de ses 90 ans, un homme demande à une maquerelle de lui fournir une jeune vierge.
L'homme est écrivain, journaliste, rédige un billet hebdomadaire pur une revue (cérémonie d'adieu dans es bureaux, remise du dernier papier-lettre de démission), écoute la musique avec émotion et concentration (classique, mais aussi tango)
La jeune vierge est préparée pour la rencontre mais la nuit se passe sans qu'elle se réveille, et lui n'ose pas passer à l'acte, se contentant de l'admirer. Cette scène va se répéter à plusieurs reprises. L'homme va décider d'arrêter ce jeu. s'ensuivra un silence et une absence de la vierge et de sa maquerelle que l'homme interprétera mal, les trois se retrouvent finalement, la maquerelle révélant à l'homme que le jeune fille est devenue folle de lui
L'homme est moche (comparaison avec un cheval) mais jouit d'un membre d'une vigueur certaine
Les rapports homme-maquerelle se font souvent par téléphone interposé
Scènes de sensualité brute : une femme fait le ménage en jupe, prise par derrière ("pas une entrée là, c'est une sortie")
Pouvoir : corruption, arbitraire des forces de police (rapport à la minorité de la vierge)
lundi 6 avril 2009
La Mort d'Ivan Illitch - Maître et serviteur - Trois morts - Tolstoï
Maître et serviteur
Tempête de neige, tentative absurdement obstinée de rejoindre la ferme d'un propriétaire terrien pour acheter à bas prix une parcelle de forêt convoitée par d'autres.
L'avidité, l'appât du gain, le calcul, la tricherie (le maquignonnage), le paternalisme un peu méprisant de Vassili Andréitch Brékhounov contre la sagesse taciturne et la non-résistance passive de Nikita le serviteur.
Comme dans La Mort d'II, le riche chemine à l'approche de la mort vers la compréhension de ce qui est essentiel : l'altruisme, la générosité, jusqu'au don de soi, de son corps et de sa vie.
Qui du maître ou du serviteur va mourir le premier ?
La Mort d'Ivan Illitch
Obsession de la réussite d'Ivan Illitch Golovine, du statut, de sa propre réussite, contre ses rivaux, contre sa femme (Praskovia Fédorovna), et sa famille
Indifférence amusée et critique de la part de la femme et de la fille (Lise, Lison) : la fille veut se marier, elle en veut (presque) à son père de lui gâcher son plaisir
Bienveillance du domestique Guérassime, bonté paysanne, force, fraîcheur et santé de la jeunesse campagnarde contre la fragilité du corps citadin, apprêté, du maître
Portraits de médecins : les bons et les mauvais, les "sommités" et les autres ("éminent médecin", "docteur non éminent" p 72). Discours direct du maître contre les médecins qui savent et ne disent pas, ou qui ne savent pas mais ne le disent pas.
Analogie entre l'attitude artificiellement distante, indifférente, péremptoire, autoritaire du médecin face à son patient qui n'a pas le droit de questionner cette autorité, et celle du juge d'instruction-procureur qu'Ivan Illitch avait réussi à devenir en maîtrisant parfaitement ces modes de comportement
mardi 17 mars 2009
Trilogie d'Apu
La complainte du sentier
Une famille très pauvre du Bengale. Apu naît alors que le film a déjà mis en place la famille et la fille en particulier, qui est au centre de l'histoire : elle vole, aime et s'occupe de sa grand-mère, esprit sauvage...
Personnage phare : la mère. Beauté de Durga, la fille, tire la langue (pointue). Elle meurt d'une apoplexie après avoir joué sous la pluie.
Le père part gagner de l'argent mais ne donne pas assez de nouvelles ni d'argent à la famille : la mère dépérit, déprime.
le plus poétique. Simplicité extrême, évoque Songe d'une nuit d'été, nature, décors de la maison en ruine faisant corps avec la nature
La tante, fantôme mort-vivant évoque Kurosawa, délaissée par la mère qui la chasse à plusieurs reprises. La tante meurt dans les bois, Durga la découvre, Apu ne comprend pas ("elle dort ?")
Apu et Durga : beauté innocente, un peu sauvage. Les yeux. Scène où Durga doit réveiller Apu : on pourrait le croire mort : Durga relève des draps pour trouver l'oeil d'Apu, elle l'ouvre comme un coquillage, image très surréaliste.
Le train : apparaît par le sifflement au loin. Durga emmène Apu voir le train: paysage nouveau, poteaux électriques, modernité inconnue, dangereuse, inquiétante (bruit de la haute tension)
La pluie (la mousson arrive progressivement, en deuxième partie de film, images des étangs, des feuilles de nénuphars qui se recourbent), le vent (feuilles qui volent, portes, volets); éléments naturels très présents, tempête la nuit de la mort de Durga (présence du dieu éléphant : on peut maginer que Durga va être sauvée)
Religion : scène d'offrandes de durga qui prie pour avoir un mari (sa meilleure amie vient de se marier), elle meurt peu de temps après. + dieu éléphant = critique de la croyance des villageois ?
La tempête a détruit la maison des aïeux du père, et les liens qui les rattachaient à la maison et au village. Scène d'adieux où la voisine dit que l'on n'est pas fait pour rester toujours au même endroit ("ça rend mesquin, je le vois avec moi" dit-elle en pleurant)
L'invaincu
La famille part à Bénarès : le père y fait des prières pour gagner de l'argent.
Changement de décor : du huis-clos de la maison et de la cour, passage à la vie urbaine et sa promiscuité de voisinage (plus intrusive que dans le village : la famille n'a pas les mêmes rapports avec des voisins inconnus qui se mêlent de tout (exhortations aux bains) + pressions du voisin)
Le père se baigne régulièrement dans le Gange. Dévotion pure mais un peu fanatique.
La mère tient le foyer. Apu grandit en se baladant toute la journée dans les rues (scène près du Gange où il admire un homme fort -> scène dans Le monde d'Apu où il fait des exercices sur la terrasse de l'immeuble au matin, mêmes mouvements que cet homme : accroupissements, bras tendus...)
Le père meurt des suites d'une congestion pulmonaire (sic). Critique de la médecine : cataplasme de moutarde censé guérir le mal. Critique de la médecine traditionnelle : le père est censé lui-même être un guérisseur (scène des herbes pour un voisin), mais aussi de la médecine moderne (le docteur appelé a un stétoscope — mais prescrit des remèdes à l'ancienne)
Hésitations de la mère quant à la direction à prendre : propositions d'une fammile riche qui invite la mère à son service ; propositions d'un prêtre qui part en pélrinage. La mère décide de suivre ce prêtre qui comence l'éducation d'Apu.
Réticence rapide d'Apu, tentation attrait de l'école. la mère accepte de l'envoyer étudier. Scène de la lecture devant l'inspecteur : Apu lit le poème dans un rythme très musical (cf chanson percussive d'une chanteuse indienne)
Apu réussit ses études (deuxième du lycée), choisit de poursuivre en sciences, doit partir à calcutta, déchirement de la mère. Pendant qu'Apu découvre la vie étudiante et un peu oisive (avec Pulu) à la ville, sa mère s'enfonce dans une dépression (Apu ne lui écrit pas assez, rechigne à aller la voir pendant les vacances), ses yeux se creusent, devient semblable à la tante, scène de prostration au pied d'un arbre, entend la voix d'Apu un soir, près de létang (visions des lucioles : magnifique). Mort de la mère : Apu arrive à la maison vide. Part de la maison sans procéder aux funérailles
Train : outil du déchirement, de la séparation, du mensonge (le charlatan qui vend une crème magique à-tout-faire). toujours les sifflements au loin. Apu fait mine d'avoir raté le train pour rester plus longtemps près de sa mère
Sommeil, réveil difficile : dans cette scène, Apu a demandé à sa mère de le réveiller à 6 heures (son train est à 7) : sa mère n'arrive pas à le réveiller (peur croyant qu'il est mort — rappel du lit de mort de Durga). Scène du cours de littérature (métonymie, synecdoque, "association de mots", euphémisme) : Apu s'endort pendant le cours (doit travailler le soir à l'atelier de typographie
Critique de la religion : la dévotion, l'ascétisme discipliné voire fanatique du père ne l'a pas préservé de la mort — pire : le père meurt subitement après avoir ingurgité un verre d'"eau sacrée" du Gange ; déjà, c'est en rentrant de son bain auquel il est allé alors qu'il était déjà fatigué, qu'il a une attaque et s'effondre en haut des marches). Récurrence de l'oubli des lunettes : à chaque fois qu'il sort de Gange, le père oublie ses lunettes : perte de clairvoyance ? abandon de la raison sous l'effet de l'obéissance aux rites ?
Le monde d'Apu
Impression : passage du poétique pur (1) au néo-réalisme avec une dose d'expressionnisme (organisation du décor urbain, escaliers, visages très noirs (Apu en déprime à l'annonce de la mort d'Aparna). Dans Le monde, les décrs sont plus étudiés, très organisés (chambre d'Apu). Le jeu des acteurs est plus "occidental" : on croirait de la nouvelle vague par moments (les scènes Pulu/Apu, leurs habits, les cigarettes), on a quitté le théâtre traditionnel des débuts (genre Kurosawa)
Fatalité : alors qu'Aparna révèle ses sentiments à Apu, devient sincèrement amoureuse, se dévoue pour le servir (alors qu'ele était en droit d'attendre une vie de femme aisée), repart chez ses parents, lui écrit, lui reproche des fautes vénielles ("je t'ai écrit 8 fois, toi 7 — je te détesterai toujours, toujours"), scènes de joie frivole, de gaité, de égèreté (enfin) puis drame : le cousin ou frère vient annoncer la naisszance avant terme de l'enfant d'Aparna, on devine qu'elle est morte en couche (apu frappe cet homme : geste de violence contre le sort, la vie, qui ui vole encore l'être qu'il amie)
Scène de la vocation littéraire : un soir, en passant sur les voies ferrées, Apu explique à Pulu son projet de roman : (— "jeune paysan pauvre qui va étudier, réussir... — autobiographie — ma vie, et du roman" problème : Apu ne connaît rien à l'amour (d'ailleurs interrogations régulières sur ses rapports avec Pulu, et avec les hommes qu'il a croisés : l'homme riche à qui, enfant, il carresse les cheveux), Au n'a jamais eu de rapports avec des filles -> l'arivée d'Aparna se situe dans a suite de cette discussion. Beauté de l'écriture : sur le fleuve, Pulu lit des vers d'Apu et l'en félicite / Rejet de la littérature : Apu déchiré jette ses feuillets du haut d'une colline face à un coucher de soleil
Beauté d'Aparna : "Qui t'a fait de tels yeux ?" — "le kohl." Aparna est une beauté plus sensuelle, sophistiquée, quand Durga était une beauté naturelle, enfantine, mutine, pure (c'est ainsi qu'elle se présente dans la scène des offrandes "vierge pure")
Train : le train tue : au moment où l'on pense que Apu va se jeter sous un train, on entend un cri animal : un agneau a été éventré par un wagon. Dès son installation à l'appartement, Aparna ne supporte pas le sifflement du train : elle plaque vivement ses mains sur les oreilles. Apu croit gagner l'amour de son fils Kajahl en lui offrant un jouet en forme de locomotive : Kajahl le rejette violemment ; scène de fin : le grand-père voit Kajahl rejoindre Apu en courant puis sauter dans ses bras, et s'en retourne, la locomotive dans une main : Apu et son fils sont réunis, le train ne les séparera plus, fin de la malédiction d'Apu ?
Critique des traditions, croyances, coutumes : mariage d'Aparna arrangé par ses parents, le mari promis s'avère fou. La mère refuse le mariage, le père tente de l'imposer, la mère menace de se suicider. Le mari repart, la famille d'Aparna craint la malédiction qui veut que si la fille n'est pas mariée au moment prévu, elle sera maudite. Pulu, pourtant issu d'une famille aisée, éduqué et passé par la ville, comme Apu, prie Apu d'accepter le mariage avec sa cousine pour éviter la malédiction. Apu refuse d'abord ("on n'est pas au moyen-âge") puis s'y résout (dès l'arrivée d'Apu, la mère d'Aparna avait vu en lui le visage de Krishna, dit ensuite qu'elle avait su dès le début qu'il était bon...), peut-être pour obtenir le job dont Pulu lui avait parlé. Mais une fois le mariage scellé, Apu cherche à mieux connaître Aparna, sans profiter de sa situation, toujours hésitant, il veut qu'Aparna se sente au mieux. Lui-même éprouve une grande honte à la faire vivre dans la pauvreté, état qu'elle déplore (elle pleure en cachette) mais auquel elle s'habitue vit, apr amour, allant jusqu'à refuser qu'Apu prenne un deuxième travail, le menaçant de rentrer chez ses parents si elle ne pouvait plus le voir du fait de ses activités. Aparna rend visite à ses parents : très belle transition entre la scène où le couple est au cinéma regadant un film populaire mettant en scène un enfant aux pouvoirs magiques, protégé des dieux qui le sauvent de monstres (Apu est amusé par le film tandis qu'Aparna semble insensible) — et la scène de carrosse où le couple se déclare son amour (fondu par le biais de l'écran t de la fenêtre arrière de la calèche)
Note : Aparna n'est pas très cultivée, ne sait écrire que le bengali : "plus je t'écris, plus je fais de fautes"). Apu commence à lui enseigner l'anglais : C A T, F A T... "fat cat" (personnage riche et puissant) ?
Note : présences au moins à deux reprises de chants très flamenco
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